Archives pour la catégorie Permaculture

Un stage de permaculture à SQY

Un stage d’Initiation à la Permaculture vous est proposé au Jardin de Cocagne de SQY. Lieu : 2 rue Pierre Nicole – 78114 Magny-les-Hameaux
Date : Samedi 24 octobre et Dimanche 25 octobre 2015
Horaires : de 09h30 à 17h

A la recherche de solutions pratiques vers un style de vie plus soutenable ?
La permaculture offre une méthode holistique permettant la création consciente d’environnements qui fonctionnent avec la diversité et résilience des écosystèmes trouvés dans la nature.
L’utilisation de ces techniques vers un choix de vie plus soutenable nous permet un environnement amélioré, ainsi qu’un meilleur bien être dans notre vie quotidienne.

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Lors du stage « Initiation à la Permaculture », seront présentés :

  • l’éthique et principes de la permaculture
  • des méthodes de conception de projets
  • des astuces pour affûter vos compétences d’observation
  • des exemples pratiques de permaculture
  • des idées pour appliquer ces techniques à vos propres projets
  • un exercice pratique de conception sur le lieu de stage

Ce stage, ouvert aux adultes, donne une première approche concrète de la permaculture.
C’est une formation non diplômante qui constitue les deux premiers jours d’un cours certifié de 72 heures.

Le stage se déroule durant deux jours au jardin de Cocagne de Saint-Quentin-en-Yvelines et sur le site du jardin pédagogique, permettant de découvrir une mise en application de la permaculture.
L’enseignement de ce stage est délivré par un permaculteur-permacultrice certifié ou diplômé.

Ce cours est vivant, participatif et vous permettra un premier regard et une compréhension de base des multiples dimensions de la permaculture, qui sont sa méthode de conception, son éthique, sa philosophie. Notre souhait est que vous puissiez repartir avec des idées pour vos propres projets.

Frais de stage : 100 € (vous pouvez payer en 2 fois si nécessaire, avec 50 € au moment de l’inscription)

Inscription et renseignements :
Jardin de Cocagne de SQY, 2 rue Pierre Nicole
78114  Magny-les-Hameaux

Contact : Leigh Barret (leighbarret (@) yahoo.com )

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Visite de Marc Dufumier à Plaisir

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Marc Dufumier est ingénieur agronome, professeur émérite d’agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech, membre du conseil stratégique de l’agriculture et de l’agro-industrie durables du Ministère de l’agriculture, membre du Comité de veille écologique de la Fondation pour la Nature et l’Homme et président de la Plate-Forme pour le Commerce Équitable. Expert auprès de la FAO et de la banque mondiale, il est régulièrement sollicité par les gouvernements étrangers confrontés à des crises alimentaires ou agricoles.

Invité par l’association Solidarité N’Dem France & l’AMAP Plaisir des Saveurs, il était sur Plaisir le 30 mai dernier pour une conférence sur le défi alimentaire mondial.

Sur les 7 milliards d’humains que compte notre planète, il en est près d’un milliard qui souffrent de la faim. Cela ne résulte pas tant d’une insuffisance de productions agro-alimentaires à l’échelle mondiale que de la pauvreté de gens qui n’ont pas les moyens de se procurer de quoi manger alors même que les productions alimentaires disponibles sur le marché mondial font l’objet d’énormes gaspillages dans les pays les plus riches, sont destinées préférentiellement à l’alimentation animale ou à la production d’agrocarburants.

Ceux qui souffrent de la faim dans le monde sont pour les deux tiers des paysans du Sud dont les bas revenus ne leur permettent plus d’acheter suffisamment de nourriture ou de s’équiper correctement pour produire par eux-mêmes de quoi manger. Le dernier tiers est constitué de familles paysannes ayant quitté prématurément la campagne, faute d’y être restées suffisamment compétitives.

Il existe pourtant d’ores et déjà des systèmes de culture et d’élevage inspirés de l’agro-écologie qui permettraient à ces paysanneries d’accroître leurs productions à l’hectare sans coût majeur en énergie fossile ni recours aux produits phytosanitaires :

  • Les associations de cultures assurant une forte couverture végétale tout au long de l’année permettent de maximiser la transformation de l’énergie solaire en calories alimentaires par le moyen de la photosynthèse.
  • Les plantes de l’ordre des légumineuses permettent de fabriquer les protéines végétales avec l’azote de l’air sans recours aux engrais azotés de synthèse coûteux en énergie fossile.
  • Les épandages de fumier et compost permettent d’accroître ou maintenir le taux d’humus dans les sols, y réduisent le lessivage de l’eau et des éléments minéraux et préservent la couche arable de l’érosion.
  • Les arbres plantés en bordure ou au sein des champs cultivés et pâturés parviennent à puiser des éléments minéraux en sous-sols et à les restituer dans la couche arable grâce à la chute de leurs feuilles. Ils hébergent des insectes auxiliaires favorisant la pollinisation des plantes cultivées et la neutralisation des ravageurs et agents pathogènes par la voie biologique.

Mais les obstacles à l’élévation de la productivité du travail agricole dans les pays du Sud ne sont pas tant d’ordre technique que de nature socio-économique et politique ; ils résultent bien plus souvent d’un accès limité aux crédits, de structures agraires injustes et des conditions inégales dans laquelle se manifeste la concurrence entre producteurs sur les marchés mondiaux des produits agricoles et alimentaires.

Marc Dufumier dénonce les folies de l’agriculture mondiale et montre dans son livre « Famine au Sud, Malbouffe au Nord » qu’une alternative crédible est déjà à l’œuvre : l’agriculture biologique.